![]() |
Parfois on me pose cette question toute simple: Combien de personnes ont une déficience intellectuelle? En fait ce n’est pas si simple.
Commençons avec le tableau plus général de la déficience, celle dont on parle au sens large. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que 10% des 7 milliards d’humains que nous sommes, vivent avec une forme ou une autre de déficience. Ces 700 millions de personnes constituent aujourd'hui la minorité la plus importante sur la planète.
Mais qu’en est-il de la déficience intellectuelle? Il n’y pas de statistiques rigoureuses, il y a seulement des estimations approximatives sur la prévalence globale de la déficience intellectuelle.
Ainsi au Canada, les évaluations varient. Des chiffres oscillant de 245,000 à 875,000 personnes sont présentés. De 0.7% à 2.5% de la population serait touchée par une déficience intellectuelle. L’estimation la plus souvent avancée est que 2%, soit 700 000 Canadiens et Canadiennes, ont une déficience intellectuelle allant de très légère à profonde.
Nous pouvons cependant être plus précis en ce qui concerne le nombre de personnes ayant une déficience intellectuelle de modérée à profonde puisque ces personnes utilisent presque toutes des services spécialisés. Elles représenteraient 0,35% de notre population, soit environ 125,000 personnes.
Pourquoi tant de variations? D'une part, les critères utilisés pour mesurer la déficience intellectuelle ainsi que les techniques de cueillette de données fluctuent d'une étude à l'autre. D'autre part, les réactions aux questions des sondages diffèrent selon les répondants. Il n'est pas inhabituel que dans les familles, on cherche encore parfois à cacher cette situation.
Aux États-Unis, le Comité présidentiel pour la déficience intellectuelle affirme qu’environ 30 millions de familles américaines, une sur dix, sont touchées directement par la déficience intellectuelle.
Les chiffres évidemment ne disent pas tout. Ce qui est cependant certain, c’est que l’impact de la déficience intellectuelle est plus important que l’on pourrait le croire et que derrière chacun de ces chiffres, il y a une personne et une histoire. Il y a aussi des parents, et des frères et soeurs, et une famille élargie.
La déficience intellectuelle ne connaît pas de frontières. Présente partout dans le monde, elle touche toutes les ethnies, n'épargne aucune couche sociale, fait fi de la situation économique ou du niveau d'éducation.
Aucune famille n’est à l’abri. Personne ne peut être indifférent. Et, c’est ensemble que nous pouvons faire quelque chose.
Nathan





